CINQ PROBLÉMATIQUES PRIORITAIRES ONT ÉTÉ RETENUES DANS LE BASSIN VERSANT DE LA BAIE MISSISQUOI

Bedford, 2 décembre 2019 - L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) a fait appel à tous les ministères et les principaux intervenants du bassin versant concernés par la gestion intégrée de l’eau pour prioriser les problématiques sur lesquelles des efforts communs seront ciblés au cours des prochaines années.

Réunis en atelier de travail le 10 septembre dernier à la salle Arthur Fauteux de la MRC Brome-Missisquoi, la trentaine de participants issus de représentants des ministères (MELCC, MAPAQ, MAMH, MRNE, MTQ, MFFP, MSP, AAC), du milieu agricole (Syndicats et fédération de l’UPA), des MRC (Haut-Richelieu, Brome Missisquoi et Memphrémagog) et des collèges électoraux de la table de concertation de l’OBVBM (touristique, économique, municipal, citoyen, communautaire) ont identifié ces cinq problématiques prioritaires parmi les 10 recensées dans le Plan directeur de l’eau :

- Mauvaise qualité de l'eau de surface

- Eutrophisation/présence de cyanobactéries

- Érosion des berges

- Problème d'envasement, de sédimentation et de comblement

- Dégradation de la qualité des milieux humides et hydriques et perte d'habitat faunique

Les participants ont proposé des pistes de solutions et des actions en lien avec les problématiques retenues. Ces propositions seront évaluées pour inclusion possible lors de la prochaine révision du plan d’action du bassin versant.

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Pour le président de l’Organisme de bassin versant, Pierre Leduc, il n’est pas surprenant que les problématiques de la mauvaise qualité de l’eau de surface et de la présence de cyanobactéries aient été retenues par les participants tout comme celles de l’érosion des berges, de l’envasement et de la dégradation des milieux humides et hydriques et habitats fauniques. Ces problématiques sont fortement documentées dans le Plan directeur de l’eau et elles sont toutes interreliées.

Par exemple, les plus récentes données collectées dans le bassin versant de la baie Missisquoi indiquent que les concentrations de phosphore, d’azote, de coliformes fécaux et de matières en suspension demeurent élevées, notamment dans les cours d’eau en milieu agricole. Par exemple, dans les bassins versants des rivières aux Brochets et de la Roche, les échantillons prélevés de 2015 à 2017 dépassaient à des fréquences avoisinant souvent les 100% le critère de concentration de phosphore visant à prévenir

l’eutrophisation des cours d’eau et la valeur repère de concentration d’azote visant à prévenir l’enrichissement.

Entre 1992 et 2017, la concentration annuelle moyenne de phosphore à la baie Missisquoi a été de 49 μg/l, engendrant plusieurs problèmes comme les éclosions massives de cyanobactéries dont les impacts se font sentir sur l’approvisionnement en eau potable et les activités récréotouristiques et économiques de la région.

De plus, l’envasement et l’accumulation des sédiments dans les cours d’eau causés par l’érosion des berges et le lessivage des terres jouent un rôle sur la dégradation de la qualité des eaux et des écosystèmes aquatiques.

Dépassements du critère phosphore de 25 μg/l à l’exutoire de la baie Missisquoi

Rappelons que l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi a été mandaté par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques comme responsable de la zone de gestion intégrée de l’eau du bassin versant de la baie Missisquoi en vertu de la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et favorisant une meilleure gouvernance de l’eau et des milieux associés.

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Source :

OBVBM

450-955-1821

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