COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Bedford, le 29 juin 2026 – L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) dresse le bilan de sa 9e campagne de sensibilisation à la présence d’espèces aquatiques envahissantes à la baie Missisquoi. L’OBVBM invite les adeptes d’activités nautiques à lutter activement contre la propagation de ces organismes en nettoyant leurs embarcations et leurs équipements à la station de nettoyage récemment mise en fonction par la municipalité de Venise-en-Québec.
Le myriophylle à épis reste l’espèce la plus détectée
Du 6 juin au 16 août 2025, les agents de sensibilisation de l’OBVBM ont réalisé 555 inspections d’embarcations à la rampe de mise à l’eau du Port-de-plaisance de Venise-en-Québec.
Des espèces aquatiques envahissantes ont été détectées dans 6% des cas (36 détections).
Le myriophylle à épis (Myriophyllum spicatum) représente 94% des cas détectés (34 détections). La moule zébrée (Dreissena polymorpha), quant à elle, a été détectée 2 fois.
C’est au moment de la sortie de l’eau que la quasi-totalité (92%) des spécimens ont été détectés.
Le myriophylle à épis est une des espèces aquatiques envahissante les plus répandues au Québec. Cette espèce forme des herbiers denses qui étouffent le milieu, entravent la baignade, la navigation, la pêche, et diminue l’attrait du plan d’eau et des propriétés riveraines. Un seul fragment de myriophylle à épi est suffisant pour donner vie à une nouvelle colonie, ce qui lui confère un énorme potentiel de propagation.
La moule zébrée représente une autre menace pour les lacs. À raison de 30 000 à 1 000 000 d’œufs pondus par femelle par année, cette espèce prolifère très rapidement. Tout comme le myriophylle à épis, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser une fois qu’elle est installée dans un plan d’eau.
On dénombre actuellement 51 espèces aquatiques envahissantes dans le lac Champlain et 16 espèces dans la baie Missisquoi.
Les déplacements augmentent les risques de propagation
La navigation de plaisance est le principal vecteur d’introduction et de propagation des espèces aquatiques envahissantes. Ce risque est d’autant plus grand lorsque les embarcations sont déplacées d’un plan d’eau à l’autre.
Parmi les embarcations inspectées, 34 % des répondants ont indiqué avoir effectué une mise à l’eau dans la baie Missisquoi au cours des deux semaines précédentes, tandis que 15 % avaient navigué ailleurs durant cette même période, sur 14 plans d’eau et 5 cours d’eau différents.
Les plaisanciers ayant navigué à l’extérieur de la baie durant les deux semaines précédant l’inspection provenaient principalement de la rivière Richelieu et du fleuve Saint-Laurent dans lesquels on retrouve de nombreuses espèces aquatiques envahissantes.
Les données de fréquentation recueillies durant la campagne démontrent qu’une part importante des embarcations inspectées correspond à un usage régulier de la baie Missisquoi (résidents riverains, résidents des municipalités voisines, clientèle des campings). Ainsi, près du tiers des inspections (31,5 %) ont été réalisées sur des embarcations rencontrées entre quatre et douze fois au cours de la période de suivi.
Une proportion similaire des inspections (37 %) a été réalisée auprès de plaisanciers rencontrés à deux ou trois reprises (vacanciers ou résidents fréquentant le secteur quelques fois seulement durant l’été).
Enfin, 31,5 % des inspections ont porté sur des embarcations rencontrées une seule fois durant la campagne, ce qui semble indiquer que les visiteurs occasionnels sont nombreux dans la baie .
Une station de nettoyage est maintenant accessible
Le sondage révèle également que plus de la moitié des plaisanciers interrogés (55 %) ont déclaré avoir appliqué des mesures de prévention avant la mise à l’eau de leur embarcation. À l’inverse, 35% des répondants ont indiqué n’avoir pris aucune mesure préventive.
La principale raison invoquée parmi les plaisanciers était le fait de naviguer uniquement dans la baie Missisquoi (59 %). D’autres ont mentionné qu’il s’agissait de leur première mise à l’eau de la saison (23 %) ou qu’ils ne disposaient pas de l’équipement nécessaire pour effectuer un nettoyage adéquat (17 %).
Cela ne sera plus le cas à partir de cette année : les plaisanciers peuvent maintenant nettoyer gratuitement leurs embarcations et les équipements et accessoires associés en se rendant au 230, 14e avenue ouest à Venise-en-Québec.
L’OBVBM félicite la municipalité de Venise-en-Québec pour son engagement pour la qualité de l’eau dans la baie Missisquoi et rappelle que le nettoyage des embarcations constitue le meilleur moyen de lutter contre les espèces aquatiques envahissantes. Un geste simple, mais essentiel à intégrer à nos habitudes.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’intendance des rampes de mise à l’eau (Boat Launch Stewards Program) qui s’étend à l’ensemble du lac Champlain, incluant les États du Vermont et de New York, et qui a pour objectif d’informer la population des enjeux liés aux espèces aquatiques envahissantes et de formuler des recommandations pour éviter leur propagation d’un plan d’eau à l’autre. Elle est financée par le New England Interstate Water Pollution Control Commission (NEWIPCC) et le Lake Champlain Basin Program (LCBP).
L’OBVBM tient à remercier le Port-de-Plaisance de Venise-en-Québec pour sa précieuse collaboration durant 9 ans.

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L’Organisme de Bassin Versant de la Baie Missisquoi est un des 40 organismes reconnus par le Gouvernement du Québec pour coordonner la gestion intégrée et concertée de l’eau à l’échelle du bassin versant de la baie Missisquoi. Il a pour mission de favoriser la concertation des acteurs de l’eau de son territoire, d’améliorer et de protéger la qualité de l’eau et des milieux naturels, mais aussi d’informer, de consulter et de mobiliser la population autour des enjeux liés à la gestion de l’eau.
Source
Julie Reinling
Biologiste chargée de projet
communications@obvbm.org